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Qu’est ce qui fait un bon masseur/praticien ?

  • Photo du rédacteur: Marie-Pierre Touchard
    Marie-Pierre Touchard
  • 16 juil. 2025
  • 3 min de lecture

Je vais ici parler strictement des praticiens dans le milieu du bien-être.


Dans le domaine du massage, il y a de tout. Des auto-proclamés, des étudiants assidus d'écoles + ou - renommées ou récentes, des personnes peu scrupuleuses qui surfent sur la vague « bien-être » pour se faire de l’argent facile… Comme dans tous les domaines, il est important de savoir faire le tri.


Je vais essayer de vous donner des pistes sur ce que je pense être essentiel pour déterminer un bon professionnel dans le domaine.


Pour cela, un petit parallèle avec mon histoire personnelle. Je masse depuis enfant. Cela m’a toujours semblé très naturel : je savais où toucher, comment le faire, un « radar à douleur » comme aime aujourd’hui à dire mon compagnon. Instinctivement, je touchais où il le fallait, je pétrissais, je frottais. Le fait est que je m’amusais à sentir le corps réagir sous mes doigts, mes mains.


Il y a ici 2 idées importantes : le plaisir et l’instinct.


  • Le plaisir : je l’ai déjà dit, manipuler le corps d’une personne, c’est rentrer dans son intimité. Je ne conçois personnellement pas de pouvoir me reposer entre les mains d’un professionnel s’il n’aime pas ce qu’il fait, si ses mains ne transmettent pas cette chaleur et cette bienveillance naturels qui vont avec le plaisir de faire.

  • L’instinct : le corps est un organisme complexe et vivant. Chaque corps réagit différemment à chaque stimulation.


Il s’agit là pour moi de racines que l’on peut trouver dans presque toutes les professions.


Vient ensuite la question des formations. Va-t-elle déterminer la qualité du praticien ? Est-elle nécessaire ? Quel type de formation ?


Il y a tellement de formations différentes aujourd’hui qu’en déterminer de meilleures que d’autres me semble présomptueux. Ce que personnellement je regarde, c’est la qualité de l’enseignement à travers des interrogations simples.


Ces dernières portent sur la quantité et la qualité de la théorie, la part réelle de pratique dans le cursus global, le respect de l’enseignement transmis, s’il répond à des traditions précises, cette part d’histoire qui a façonné un pan de l’Humanité.


Ayant appris des techniques de massages avec un moine, j’ai été profondément marquée par l’enseignement que j’ai reçu. Nous devions avant tout ressentir sur nous, comprendre notre propre mécanique pour pouvoir ainsi comprendre celle des autres. C’était en premier lieu un chemin d’introspection personnel pour nous permettre d’être l’accompagnant accompli, celui qui connaît ses limites, qui a conscience de son impact sur le corps de l’autre.


Il nous disait : « si tu n’es pas capable de reconnaître ce que tu touches, os, nerfs, tendons, muscles, avec tes doigts, change de métier. »


Un bon thérapeute serait donc pour moi une alliance de tous ces domaines. Il est une personne qui a acquis un certain nombre de connaissances théoriques par le biais de formations qui font sens pour lui, qu’il peut défendre sans que l’on ait l’impression qu’il régurgite une leçon. Il est également une personne qui a une certaine connaissance de lui-même, qui a grandit pour comprendre la responsabilité qui accompagne le fait de s’occuper de quelqu’un d’autre.


Il est le praticien dont on ressent les mains plus qu’on ne les sent, car elles parlent un autre langage. Il ne s’agit pas de simplement manipuler mécaniquement un corps, mais de lui parler, de l’écouter, de converser avec lui avec des gestes, un toucher précis pour soulager profondément et durablement une personne.

 
 
 

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