đž LâhygiĂšne du praticien đž
- Marie-Pierre Touchard
- 4 août 2025
- 2 min de lecture

De quoi parle-t-on exactement ici ?
Tout dâabord, une petite remise en contexte. En tant quâaccompagnant, nous avons une responsabilitĂ© envers les personnes qui nous suivent, que cela soit dans nos actes ou nos paroles.
Nous devons, de mon point de vue du moins, servir de valeur dâexemple.
Il ne sâagit pas ici dâĂȘtre parfait en tout. Nous restons humains : nous faisons des erreurs, aimons bien vivre, rire, faire la fĂȘte đ„ł âŠ Nous ne sommes pas des modĂšles de vertus dans notre discipline de vie, loin de lĂ .
Nous savons cependant reconnaĂźtre quand il faut ĂȘtre responsable selon notre agenda, nos rdv ou nos Ă©tats Ă©motionnels.
Je vais prendre un exemple un peu extrĂȘme pour illustrer ce propos.Â
Chez les AA, les parrains sont souvent dâanciens buveurs qui accompagnent les nouveaux venus. Cela semble logique car ils comprennent le processus de guĂ©rison, ses difficultĂ©s, ses dĂ©fis. Ils sont lĂ pour aider dans ce chemin sans jugement.Â
đ Nous sommes, pour la majoritĂ© d'entre nous, des personnes qui avons expĂ©rimentĂ© diffĂ©rentes blessures, traumas, et avons appris de ces derniers. Nous avons commencĂ© d'abord Ă nous soigner nous, avant de nous orienter dans l'aide Ă la personne. đÂ
đ± Jâai arrĂȘtĂ© lâaccompagnement professionnel pendant plus de 10 ans car je nâĂ©tais pas suffisamment stable moi-mĂȘme. Je me savais fragile, incapable dâĂȘtre dans une Ă©coute active de lâautre, dans le tri sur lâautre, pour rester la plus objective possible.
đ± De mĂȘme pour les massages, jâai arrĂȘtĂ© professionnellement car je ne trouvais pas comment exploiter cette sagesse que jâavais reçue dans le respect de mes valeurs et de ce que jâĂ©tais physiquement, avec mes contraintes, mes rythmes ou mes besoins.
Aujourdâhui, câest parce que je suis Ă lâĂ©coute de mes besoins que je suis capable de revenir sur le devant de la scĂšne professionnelle.Â
Je nâai pas peur de reporter des rdv si je ne suis pas en Ă©tat physique ou mental de les gĂ©rer, et Ă lâinverse je ne sors pas faire la fĂȘte jusquâĂ plus soif la veille de journĂ©es de travail chargĂ©es (vous seriez Ă©tonnĂ©s du nombre de praticiens qui agissent ainsi đ± ).
Nous ne sommes pas dans un jeu de « faites ce que je dis, pas ce que je fais ». Avoir une bonne hygiĂšne dans ce milieu, câest ĂȘtre responsable dans ce que lâon dit au client, mais Ă©galement dans ce que lâon fait en relation avec notre activitĂ©.





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